Québec, le 9 juillet 2018 – Démocratie Québec (DQ) et son Association locale du district de Saint-Roch-Saint-Sauveur appuient le projet de Service d’injection supervisée (SIS) dans le quartier Saint-Roch. Des dizaines de centres de ce type existent dans le monde, notamment au Pays-Bas, en Australie, en Suisse, en Norvège et en Espagne. À Montréal, plusieurs sites ont été inaugurés il y a un peu plus d’un an.

Les études menées sur les retombées des SIS ont démontré que leur présence avait des avantages certains : prévention des surdoses et des mortalités chez les personnes utilisatrices de drogue par injection, diminution des demandes de services ambulanciers et des admissions dans les urgences, réduction des injections en public et du nombre de seringues à la traîne, etc. En Suisse, les SIS ont contribué à réduire la criminalité et l’utilisation des drogues. Il est également démontré que la présence des SIS ne favorise pas l’augmentation de la consommation ni de la criminalité dans les quartiers où ils sont offerts.

Pour toutes ces raisons, Démocratie Québec et son Association locale du district de Saint-Roch-Saint-Sauveur se réjouissent de l’avancée du projet à Québec et, tout particulièrement, du fait que les intervenants auront ainsi l’occasion de créer une relation de confiance avec les personnes touchées afin de les orienter, éventuellement, vers des soins thérapeutiques et psychosociaux en réponse à leurs besoins.  « L’implantation d’un SIS, dont il est question depuis 2011 à Québec, s’inscrit dans une dynamique de revitalisation du quartier Saint-Roch, amorcée sous l’administration L’Allier », souligne le chef intérimaire de Démocratie Québec, monsieur Mbaï-Hadji Mbaïrewaye. « Cette revitalisation se veut inclusive. Tous les citoyens, sans exception, doivent pouvoir y trouver une place », ajoute-t-il.

Il faut se féliciter de la forte participation citoyenne aux séances d’information organisée par le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale (CIUSSSCN) le 3 et le 5 juillet 2018. La plupart des intervenants et intervenantes n’ont pas remis en cause la pertinence du projet mais ils ont exprimé des craintes légitimes sur d’éventuelles conséquences néfastes liées à l’implantation d’un SIS dans Saint-Roch.

DQ et son Association locale du district de Saint-Roch-Saint-Sauveur invitent le CIUSSSCN et ses partenaires (Point de Repères, clinique SABSA, MIELS, Lauberivière, etc.) à répondre à ses inquiétudes en poursuivant les échanges avec les citoyens et citoyennes et en faisant valoir les impacts positifs de l’implantation d’un SIS.

« Ne rien faire serait une démission collective et une absence de solidarité à l’égard des personnes les plus vulnérables de la société, qui font face à de graves problèmes de santé physique et mentale. Ce serait trahir l’esprit communautaire et solidaire qui caractérise Saint-Roch et la ville de Québec tout entière », soutient, quant à lui, monsieur Jean Rousseau, le conseiller municipal de Démocratie Québec.

Enfin, il est essentiel que le CIUSSSCN mette en œuvre un mécanisme de suivi et de reddition de comptes indépendant lorsque le projet verra le jour, qui rendra compte annuellement aux citoyens et citoyennes des effets du SIS sur la clientèle et le quartier.

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Communiqué de presse
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