Mobilité urbaine integrée- Élection municipale ville de Québec - Programme de Démocratie Québec

La problématique

La congestion n’a cessé de s’amplifier au cours des dernières décennies. Elle est reconnue comme l’un des principaux enjeux à régler au cours des prochaines années afin que les déplacements à Québec, quel que soit le mode de transport utilisé, se fassent avec plus de rapidité. Sans la mise en œuvre de solutions efficaces à court, moyen et long terme, ses impacts sur l’économie (heures perdues, délais, etc.), l’environnement (émissions de GES) et la santé (émissions polluantes) risquent d’atteindre des proportions qui nuiront fatalement à l’attractivité de la ville. À l’heure actuelle, on estime les coûts de la congestion à 1% du PIB par année.

En 2011 déjà, on estimait le nombre de déplacements quotidiens à 600 000 pour la région de Québec, en augmentation constante, tant au niveau de la durée que de l’intensité. Le parc automobile a cru de 100 000 véhicules depuis dix ans, une augmentation deux fois plus rapide que celle de la population. Dans le même temps, le Réseau de transport de la Capitale (RTC) a enregistré une baisse d’achalandage sur son réseau et certaines destinations, comme les parcs industriels, demeurent très mal desservies. En outre, les projets présentés, que ce soit dans le cadre du Plan de mobilité durable de 2011 ou d’autres plans plus récent, ont tous avorté. De nouveau en 2017, Québec se retrouve à la case départ.

Le système de transport en commun de Québec, corrigé à la pièce ces vingt dernières années, mérite une révision d’ensemble, fondée sur l’interrelation entre le transport urbain et l’aménagement du territoire, d’une part, et la recherche d’un meilleur équilibre entre l’utilisation de la voiture, le transport en commun et le transport actif, d’autre part. C’est ce qui caractérise un plan de mobilité intégrée.

En 2008, les déplacements internes à la région de Montréal en pointe du matin étaient effectués en transport collectif dans une proportion de 31,6 % et en transport actif dans une proportion de 15,4 %. Avec une part modale du transport en commun de 10,2 %, la région métropolitaine de Québec se classe très loin derrière. Le manque d’intégration du transport en commun et de l’aménagement du territoire explique en partie cette faible performance. Il faut impérativement faire davantage d’efforts à ce chapitre. Le mode de déplacement automobile compte pour environ trois quarts des modes utilisés. Les modes actifs comptent pour un peu moins de 10%. Là aussi Québec peut faire beaucoup mieux. Démocratie Québec s’est clairement engagé à prioriser cet enjeu.

La vision

Se doter d’un plan de transport intermodal et multimodal intégré audacieux, efficace et écologique visant à résoudre les principaux problèmes de circulation que connaît Québec : réduire la congestion routière, raccourcir la durée des déplacements et augmenter la part modale du transport en commun à 20 % et celle du transport actif à 20 % d’ici dix ans.

La proposition

  1. À court terme, investir dans l’amélioration des services de transport collectif et actif pour les rendre performants, flexibles, confortables et attrayants en implantant une série de dix mesures concrètes visant à offrir des solutions alternatives en matière de transport à la population de Québec et lui permettre de se déplacer plus rapidement;
  2. À moyen terme, mettre en place un système de transport collectif électrique structurant, moderne, rapide, confortable et viable de type tramway entre le pôle Sainte-Foy et le centre-ville;
  3. À plus long terme, Démocratie Québec est en faveur de la nécessité de poursuivre les études relatives à la construction d’un troisième lien interrives avant de se prononcer sur le sujet.

 

Pour toutes références ou en savoir plus consulter le programme complet de Démocratie Québec (.pdf).

 


 

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