Par Stéphanie Houde, candidate pour Démocratie Québec dans le district Cap-Rouge — Laurentien

En avril 2011, dans un article signé Thaïs Martel, Francine Lortie, présidente du conseil d’arrondissement Sillery-Sainte-Foy-Sillery-Cap-Rouge confirmait l’intention de la ville de « protéger les quartiers résidentiels et de faire une densification douce et intelligente ». La ville, aux dires de Mme Lortie, voulait, à une époque pas si lointaine, « tout simplement s’assurer qu’il n’y ait pas de building qui poussent entre deux maisons ».

Or, depuis ce temps, des chantiers où la démesure s’impose, aux dépens des citoyens, ont vu le jour, comme celui situé au coin des rues Saint-Félix et des Maires-Lessard à Cap-Rouge.

Des centaines de personnes se sont mobilisées dans ce dossier depuis janvier 2015. Pétition, rencontre avec l’ancien conseiller, représentations au Conseil de quartier, d’arrondissement et à l’hôtel de ville. Malgré un maximum d’alertes lancées, leur pire cauchemar s’est concrétisé et, maintenant, il est trop tard pour intervenir.

Devant l’inaction de la Ville, les citoyens m’ont interpellé la semaine dernière afin d’aller constater les dommages. Une citoyenne s’est fait briser son terrain, arracher 94 pieds de haie de cèdres, casser son asphalte et son interbloc, le tout sans préavis. L’entrepreneur s’est rattaché à l’aide de pieux de 16 pieds installés à l’intérieur du terrain voisin, et ce sans demande de servitude, aux risques et périls pour la fondation de la petite maison d’à côté.

Outre les dommages pour cette résidente, mentionnons la circulation qui se trouve ralentie voire dangereuse. Un père de famille ne laisse plus son enfant aller faire du vélo dans la rue, car la largeur et la visibilité sont grandement réduites. Plusieurs dizaines de maisons sont maintenant et définitivement privées d’ensoleillement.

Nous avons ici un litige au civil. Et c’est l’argument qu’a utilisé la Ville pour se débarrasser du problème, laissant les citoyens seuls à eux-mêmes. Si j’étais la conseillère en place, j’aurais dépêché l’inspecteur assigné à ce chantier dès qu’un appel a été placé pour du bris de terrain sans préavis en décembre 2016. J’aurais fait un suivi avec la résidente : c’est le minimum. Ici, personne ne s’est même déplacé pour constater les dégâts, malgré plusieurs appels placés depuis le début du chantier. Tout ce qu’on a obtenu de la part de Rémy Normand, c’est un vulgaire « par définition, un chantier ça crée des inconvénients ».

La réglementation de zonage existe afin de « minimiser les inconvénients de voisinage, protéger l’intimité des gens, assurer la sécurité et la santé publique et le bien-être général. Ceci est réalisable en protégeant les citoyens des nuisances ou des usages jugés incompatibles dans un voisinage immédiat, assurant ainsi la jouissance de leur droit de propriété».

Récemment, on nous a présenté le projet d’Immostar sur le site du Mail Cap-Rouge. Comment pouvons-nous avoir confiance que ce projet ne s’avérera pas aussi monstrueux que celui-ci ?

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